L’esprit d’équipe

En fin de première année de DUT SRC, il y a un objectif important à remplir, une sorte de « checkpoint », un projet en équipe permettant aux étudiants de mettre en pratique toutes les connaissances acquises tout au long des deux premiers semestres.

 

C’est donc en juin 2010 qu’une joyeuse équipe se forme dans le but de réaliser un site sur l’alternance en DUT SRC. Cela ne commence pas très bien. En nous regroupant entre amis, par défaut, nos profils ne se complètent pas, un apprenti développeur seulement pour trois infographistes en herbe. On se dit que le fait d’être ensemble suffira, et après tout, nous venons de vivre une année en DUT SRC, formation polyvalente dans les différents domaines du web. Nous voilà partis pour l’écriture du scénario et l’élaboration des premières maquettes…

 

En prévoyant d’utiliser les technologies approchées en cours d’année, le projet qui prend forme est très intéressant sur papier. Mais une fois arrivé à la phase de réalisation, nous comprenons notre problème : nous ne maîtrisons pas autant que nous le pensions certains langages, le partage des tâches est assez compliqué. De plus, nous avons perdu du temps, étant certainement pas assez sérieux, notre site est en retard par rapport à la plupart des autres groupes. Il reste à ce moment une semaine avant le rendu final. Il est hors de question de revenir en arrière ou brider le projet, c’est trop tard et cela n’aurait pas un rendu correspondant aux consignes. C’est alors à ce moment que le chef du projet propose d’établir notre « base » chez lui et de se concentrer, jour et nuit, sur le projet, en ne se partageant pas les tâches, mais en réalisant la plupart ensemble. Nous acceptons.

 

C’est à ce moment qu’on comprend qu’avec de la volonté, tout est possible. Ensemble, nous recherchons chaque ligne de code que nous ne connaissons pas, nous nous relayons, nous construisons ensemble le projet, il prend enfin forme, tout cela dans une ambiance incroyable, en somme, nous devenons à ce moment réellement une équipe, soudée, motivée. Il n’y a même pas l’impression de réaliser un « travail », c’est devenu un défi. L’idée du chef de projet est géniale, nous prenons moins de pauses, sommes entièrement concentrés sur le projet, tellement que nous oublions de manger ! Finalement, la fin de semaine arrive, nous ne voulons plus lâcher le projet, tellement fiers du fruit de notre travail, et en même temps, nous avons ce sentiment d’avoir fait quelque chose de bien, d’avoir appris quelque chose, outre les langages, le code ou les notions de web design. J’ai appris ce qu’était l’esprit d’équipe.

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4 commentaires pour L’esprit d’équipe

  1. croels dit :

    Une très belle histoire! Est-ce que vous m’authorisez de l’utiliser à titre d’exemple dans mes cours de gestion de projet?
    Carina Roels (Formatrice et Consultante)

  2. rpeirano dit :

    Ce qui est étonnant, c’est que tous vous tournez autour de cette distinction entre coopératif et collaboratif. Je pense que ce sra donc l’introduction de notre travail de cet après-midi.
    Deuxième chose importante, le lieu. Tous dans un même lieu, avec un même objectif, partagé, bienvenue dans le monde des communautés de projets. On peut réaliser la même chose à distance à condition de choisir un lieu qui soit partagé.
    Troisième chose importante, travailler en coopératif demande de travailler d’abord sur les besoins en compétences. D’où le rôle essentiel du chef de projet qui doit définir les rôles au préalalble et constituer son équipe.
    Les groupes par affinité, ou qui fonctionne sur la confiance sont aussi de puissant vecteurs d’efficacité.
    On en arrive au sentiment d’épanouissement qui vous prend à la réussite de la tâche. Certain parle de flow en référence ou d’autotélisme
    http://www.recitsdartistes.org/carnet/11_autotelisme-3e-partie-le-pouvoir-de-l-attention

    une critique à votre billet : quand on écrit sur soi, on ne met jamais de négatif – pas assez sérieux, c’est à enlever et à remplacer par une phrase du genre « nous n’avions pas pris la mesure exacte du travail demandé et cet échec surmonté a été très formateur ». Le négatif doit être atténué et surtout doit être une étape vers la réussite.

  3. arnaudgfr dit :

    Merci pour vos commentaires ! Bien sûr que vous pouvez utiliser mon histoire ! J’en serai même honoré. Je retiens le conseil pour les expressions négatives. Au niveau des groupes par affinité, je trouve quand même que cela peut-être risqué si les compétences de chaque membre du groupe ne complète pas celles des autres, mais oui, c’est aussi très efficace !

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